vendredi 09 octobre

Fortunes de mer pour déco minimaliste

 

 

Une carte postale,

Quelques  reliefs de mer..

 

 

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 BON WEEK END 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par vertcampagne à 22:13 - - Commentaires [59] - Permalien [#]

mercredi 07 octobre

PARENTHESE MALOUINE

 

 

D'une Parenthèse Malouine,

Qui chaque septembre s'offre à moi,

Retenir ...

 

Le cri des mouettes et cet air iodé  

Qui vous prend les tripes à la descente du train, 

 

Les longues marches le long des sentiers douaniers,  

Et à la Varde, prendre de la hauteur, 

 

Les  plages arpentées,    toutes, 

Rochebonne, et le Sillon, Bon secours et La plage du Môle, 

Les connaitre toutes

 

Faire le marché du samedi à Rocabey, 

Et dans l'assiette,   ces soles toutes fraiches, 

Juste poelées, et qui cotoient les  petites pommes de terre en robe de mer,

Habillées d'une noisette du beurre Bordier , LE beurre des malouins !

 

Et les goûters gourmands, ces macarons exceptionnels de chez Bouvier, 

Ramener sa petite boite, dans son p'tit sac blanc so chic , 

 

Le p'tit crème , pris toujours au Bar de l'Univers,

Parce que c'est comme ca ,

Comme un rite  de fin de journée,

Avant de rentrer, jusqu'à Rochebonne, 

Les pieds dans le sable à marée basse,  sur la Digue à marée haute, 

Les yeux happés par les merveilleuses villas d'hier, 

 

 

D'une parenthèse malouine, 

Chaque année,

Reproduire les mêmes moments, ramener les mêmes  clichés, 

 

SAINT MALO  la Douce

SAINT MALO  mon hâvre. 

 

***

  

 

De mon troisième oeil,   celui qui ne retient que les belles choses de la vie , 

je vous ramène ces quelques clichés  de bonheur

à SAINT MALO ! 

 

 

Bonheur des serments partagés,

 

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 Bonheur de l'Enfance, Bonheur de l'insouciance 

 

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Bonheur Keep calm, les pieds dans le sable,  

  

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ET  POUR  SAINT MALO LA DOUCE,   JE VOUS INVITE  à me suivre sur MON AUTRE BLOG

 

LA OU JE T'EMMENERAI

 

CLIC ICI ...

 

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*

AU PLAISIR DE VOUS LIRE

ICI et  LA

 

**

 

 

 

Posté par vertcampagne à 17:10 - - Commentaires [49] - Permalien [#]
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samedi 03 octobre

LA GRANDE MAREE

 

 

 

Lorsque le vent se lie à la lune, 

il arrive que la mer se déchaîne

et sur les côtes escarpées de la Bretagne,

cela donne lieu à un spectacle époustouflant.

A Saint  Malo, comme à Dinard,

la mer vient se jeter telle une furie contre la jetée ou la roche

et se brise dans un crachat d'écume,

flamme jaillissant de la gueule d'un dragon ivre de colère.

Ces jours là,

les badauds prudents assaillent les remparts

tandis que les plus téméraires,

descendent sur la digue,

en grand danger d'être brutalement douchés,

voir happés par une vague traitresse. 

ISABELLE HUCHET

( L'Etoffe d'une femme) 

 

 

**

 

J'aurai adoré écrire ces lignes, 

La  marée fut grande, 

mais les vagues au repos , 

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 Saint Malo ,

En toile de fonds, 

Au petit matin, quelques éclaboussures

lors de  la  reverse .

***

 

Je vous retrouve bientôt 

pour vous en dire plus sur 

ma parenthèse malouine, 

 

 

Bon week end à tous

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Posté par vertcampagne à 09:00 - - Commentaires [49] - Permalien [#]
dimanche 13 septembre

BUTIN DE CHINE, CAROTTE ET SOUPE A LA GRAISSE

 

 

 

WIKI  affirme que ...

 

La légende affirme que la culture de la carotte de CREANCES a été entreprise dans les bancs de sable de la presqu’île 

par un « cadet de Normandie » qui,  faute d’avoir hérité d’aucune terre,  en désespoir de cause,

utilisa les sables du bassin comme terre et les algues marines comme engrais.

 

AUJOURD'HUI , La CAROTTE  EST FETEE chaque second dimanche D'AOUT

 

ET J' Y ETAIS ! 

 

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CONFRERIE DE LA CAROTTE DE CREANCES

 

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PARCE QUE ...

Aux festivités  se mèle...

 

LA BROCANTE !

 

 

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Qui fut gouteuse ...

 

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P'tit Déjeuner d'une   SOUPE A LA GRAISSE

 

 

 

ET FRUCTUEUSE  !

 

 

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De l'émail blanc au filet bleu,  ma nouvelle marotte !

et avec la cafetière, le bol,

 

 

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Tasse VIANDOX     (pour la soupe à la Graisse)  

 

et vieux  POT  DE YAOURT DANONE  EN GRES  jamais vu  

 

 

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NAPPE en FIL   dont je ne reviens pas encore du prix !

 

 

 

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POTS  EN GRES  -  A CONFITURE    ( parait-il  !)

et POTS A GROSEILLES

et

 

BOITE DE PHOSCAO 

Pour celle qui préfère déjeuner au chocolat, plutôt  qu'à la soupe à la graisse !

 

***

 

Bon ben  comme l'fait l'frisquet,

j'm'en va vous donner la r'cette

d'la soupe à la graisse 

 

J’ faôt qu’no lé r’connaisse
J’ n’y a ryin d’pus esquis
Qué la soupe à la graisse
Qu’ j’aimons tant dans l’pays.

I.

Ceuss’ qui la bliâm sont toquis
Ou n’sav’ pé la faire
Quand vos choux sont épuquis
P’lez vos poum’ de terre.

II.

Mettez dans c’qui vous faôt d’iau
Un boun billot d’graisse
Du saé, du poivre, un pouriau
De la grosse espèce.

III.

Yen a qu’y veul’ du persi
Ch’est i nécessaire ?
D’aôcuns diz’naon, d’aôtres si,
Mé, j’ n’ m’en s’ cie guère.

IV.

Vot’ iau, pendant que j’ prêchons
Crémill’ j’ présume :
V’la qu’o bout à gros bouillons
J’ tez y vot’ légume.

V.

Des feuv, parfais des souessons
Aveuque un’ carotte
Un mio d’cel’ri j’en mettons
Car cha ravigotte.

VI.

Tailliz’ un’ miettain’ ménu
L’pain dans vot’ soupyre
Après, pour vaie si ch’est tchu
Prenez vot’ quillyre.

VII.

N’y manq’ti ni paiv’ ni saé
Qué ry n’vous arrête
Trempez-la tout est paré :
Ver, vot’ soupe est faite.

VIII.

Tous les mageux d’ayoli
Vant’ leus bouillabaisse
Mais, j’crais qu’cha n’doit pas vali
Not’ soupe à la graisse.

 

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Alfred Rossel

Chansonnier Normand 1841-1926

 

  

 

QUE CELLES  QUE  CA  TENTE  

S'Y ESSAIENT  

ET ME DISENT !   

 

***

 

AU PLAISIR DE VOUS LIRE

 

 

 

Posté par vertcampagne à 13:37 - - Commentaires [49] - Permalien [#]
samedi 05 septembre

PARIS GRANVILLE EXPRESS

 

 

PREMIER JEUDI  DE SEPTEMBRE

 

PARIS / GRANVILLE EXPRESS

 

 

***

 

C'est EN PROFITER POUR DEJEUNER  gentiment

Au JARDIN DES DUNES ,

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PLAGE DU PIGNOCHET à SAINT JEAN LE THOMAS

 

UN SITE MAGNIFIQUE, UNE VUE IMPRENABLE

FACE ...   au  MONT 

 P1200760

A marée haute, les eaux scintillent sous le soleil de septembre,

qui joue à cache cache avec les nuages

 

 

*** 

 

 

C'est  prendre le temps

de faire quelques pas sur le sable

 

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pour ramasser des coquillages

 

 

****

 

C'est DINER   à GRANVILLE

 

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Face au PORT  

 

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A la nuit tombée ,    dernières  photos 

avant de repartir

  

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Les chalu se préparent pour une nuit de pêche,

les canoés sont bien rangés,

la ville  s'endort.

 

 

 

EXPRESS mais  ENERGISANT !

 

 

***

 

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Merci encore pour vos messages, vos cartes et vos petits mots de soutien au cours de cet été difficile

 

 

 BON WEEK END à  TOUTES

 

AU PLAISIR DE VOUS LIRE

 

 

&&&

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par vertcampagne à 10:54 - - Commentaires [54] - Permalien [#]
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samedi 22 août

Ainsi va la vie

 

 

 

 

 

Merci à vous qui m'avez  réchauffé le coeur de votre présence

dans ces moments difficiles pour notre famille

 

 

 

Je vous  offre ce poème  là ,

Parce que ces mots là, c'est tout cet homme  que nous avons perdu

 

 

***

 

 

 

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !

Laissez-moi partir

Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !

Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !

Vous ne pouvez que deviner Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !

Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.

Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.

La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelques temps !

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !

Je ne suis pas loin et et la vie continue !

Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,

Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement La douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir, Je serai là pour vous accueillir,

Absent de mon corps, présent avec Dieu !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !

Je ne suis pas là, je ne dors pas !

Je suis les mille vents qui soufflent,

Je suis le scintillement des cristaux de neige,

Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,

Je suis la douce pluie d’automne,

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

 

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer

Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

Poème améridien

 

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Ainsi va la vie

 

 

 

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jeudi 13 août

BLOG EN PAUSE

 

 

 

Et puis un  jour,

Devoir trouver les mots,

Mais j'ai pas les mots,

J'ai pas les mots  qui consolent,

Je n'ai que ma main, sur ta joue,

Ma main dans ta main,

J'ai pas les mots  pour soulager ta peine,

J'ai pas les  mots pour te dire tout ce que je t'aime

Y a t'il des mots pour de si grandes douleurs ?

 

 

 

sans-titre

 

 

 

 

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mardi 11 août

LE MONT

 

 

Pas trop loin,

Partir quelques jours,

Se vider la tête,

A tout le moins essayer,

Partir

Là où l'on pourrait croire à l'ETERNITE

 

 

 

DANS LA BAIE DU MONT SAINT MICHEL

DANS LA CHALEUR DE L'ETE ,

SE POSER

FACE AU MONT,

 

 

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LA BERGERE  ET SES MOUTONS

LES PRES-SALES  SONT SI SAVOUREUX 

 

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LES  VACHES  BLANCHES ET  ROUSSES, 

AUSSI  S'EN DELECTENT

 

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AU SOLEIL LEVANT  

LORSQUE  LA LUMIERE

SUBLIME  LE MONT  

CROIRE EN L'ETERNITE DU MONDE

ET OUBLIER LA FURIE DES HOMMES 

 

 

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***

 

 

LA  LEGENDE  DU MONT

Guy de Maupassant

1882

 

Je l'avais vu d'abord de Cancale ce château de fées  planté dans la mer. Je l'avais vu confusément, ombre grise dressée sur le ciel brumeux.

Je le revis d'Avranches, au soleil couchant. L'immensité des sables était rouge, l'horizon était rouge, toute la baie démesurée était rouge; seule, l'abbaye escarpée, poussée là-bas, loin de la terre, comme un manoir fantastique, stupéfiante comme un palais de rêve, invraisemblablement étrange et belle, restait presque noire dans les pourpres du jour mourant. J'allai vers elle le lendemain dès l'aube, à travers les sables, l’œil tendu sur ce bijou monstrueux, grand comme une montagne, ciselé comme un camée et vaporeux comme une mousseline. Plus j'approchais, plus je me sentais soulevé d'admiration, car rien au monde peut-être n'est plus étonnant et plus parfait.

Et j'errai, surpris comme si j'avais découvert l'habitation d'un dieu à travers ces salles portées par des colonnes légères ou pesantes, à travers ces couloirs  percés à jour, levant mes yeux émerveillés sur ces clochetons qui semblent des fusées parties vers le ciel et sur tout cet emmêlement incroyable de tourelles, de gargouilels, d'ornements sveltes et charmants, feu d'artifice de pierre, dentelle de granit , chef-d’œuvre d'architecture colossale et délicate.

Comme je restais en extase, un paysan bas normand m'aborda et me raconta l'histoire de la grande querelle de saint Michel avec le diable.

Un sceptique de génie a dit: "Dieu a fait l'homme à son image, mais l'homme le lui a bien rendu."

Ce mot est d'une éternelle vérité et il serait fort curieux de faire dans chaque continent l'histoire de la divinité locale, ainsi que l'histoire des saints patrons dans chacune de nos provinces. Le nègre a des idoles féroces, mangeuses d'hommes; le mahométan polygame peuple son paradis de femmes; les Grecs, en gens pratiques, avaient divinisé toutes les passions.

Chaque village de France est placé sous l'invocation d'un saint protecteur, modifié à l'image des habitants.

Or saint Michel veille sur la Basse-Normandie, saint Michel, l'ange radieux et victorieux, le porte-glaive, le héros du ciel, le triomphant, le dominateur de Satan.

Mais voici comment le Bas normand, rusé, cauteleux, sournois et chicanier, comprend et raconte la lutte du grand saint avec le diable.

Pour se mettre à l'abri des méchancetés du démon, son voisin, saint Michel construisit lui-même, en plein Océan, cette habitation digne d'un archange; et, seul, en effet, un pareil saint pouvait se créer une semblable résidence.

Mais, comme il redoutait encore les approches du Malin, il entoura son domaine de sables mouvants plus perfides que la mer.

Le diable habitait une humble chaumière sur la côte; mais il possédait les prairies baignées d'eau salée, les belles terres grasses où poussent les récoltes lourdes, les riches vallées et les coteaux féconds de tout le pays; tandis que le saint ne régnait que sur les sables. De sorte que Satan était riche, et saint Michel était pauvre comme un gueux.

Après quelques années de jeûne, le saint s'ennuya de cet état de choses et pensa à passer un compromis avec le diable; mais la chose n'était guère facile, Satan tenant à ses moissons.

Il réfléchit pendant six mois; puis, un matin, il s'achemina vers la terre. Le démon mangeait la soupe devant sa porte quand il aperçut le saint; aussitôt il se précipita à sa rencontre, baisa le bas de sa manche, le fit entrer et lui offrit de se rafraîchir.

Après avoir bu une jatte de lait, saint Michel prit la parole:

- Je suis venu pour te proposer une bonne affaire.

Le diable, candide et sans défiance, répondit:

- Ça me va. - Voici. Tu me céderas toutes tes terres.

Satan, inquiet, voulut parler:

- Mais...

Le saint reprit:

- Ecoute d'abord. Tu me céderas toutes tes terres. Je me chargerai de l'entretien, du travail, des labourages, des semences, du fumage, de tout enfin, et nous partagerons la récolte par moitié. Est-ce dit?

Le diable, naturellement paresseux, accepta. Il demanda seulement en plus quelques-uns de ces délicieux surmulets qu'on pêche autour du mont solitaire. Saint Michel promit les poissons. Ils se tapèrent dans la main, crachèrent de côté pour indiquer que l'affaire était faite, et le saint reprit:

- Tiens, je ne veux pas que tu aies à te plaindre de moi. Choisis ce que tu préfères: la partie des récoltes qui sera sur terre ou celle qui restera dans la terre.

Satan s'écria:

- Je prends celle qui sera sur terre. - C'est entendu, dit le saint.

Et il s'en alla.

Or, six mois après, dans l'immense domaine du diable, on ne voyait que des carottes, des navets, des oignons, des salsifis, toutes les plantes dont les racines grasses sont bonnes et savoureuses, et dont la feuille inutile sert tout au plus à nourrir les bêtes. Satan n'eut rien et voulut rompre le contrat, traitant saint Michel de "malicieux".

Mais le saint avait pris goût à la culture; il retourna retrouver le diable:

- Je t'assure que je n'y ai point pensé du tout; ça s'est trouvé comme ça; il n'y a point de ma faute. Et, pour te dédommager, je t'offre de prendre, cette année, tout ce qui se trouvera sous terre. - Ça me va, dit Satan.

Au printemps suivant, toute l'étendue des terres de l'Esprit du mal était couverte de blés épais, d'avoines grosses comme des clochetons, de lins, de colzas magnifiques, de trèfles rouges, de pois, de choux, d'artichauts, de tout ce qui s'épanouit au soleil en graines ou en fruits. Satan n'eut encore rien et se fâcha tout à fait.

Il reprit ses prés et ses labours et resta sourd à toutes les ouvertures nouvelles de son voisin. Une année entière s'écoula. Du haut de son manoir isolé, saint Michel regardait la terre lointaine et féconde, et voyait le diable dirigeant les travaux, rentrant les récoltes, battant ses grains. Et il rageait, s'exaspérant de son impuissance. Ne pouvant plus duper Satan, il résolut de s'en venger, et il alla le prier à dîner pour le lundi suivant.

- Tu n'as pas été heureux dans tes affaires avec moi, disait-il, je le sais; mais je ne veux pas qu'il reste de rancune entre nous, et je compte que tu viendras dîner avec moi. Je te ferai manger de bonnes choses.

Satan, aussi gourmand que paresseux, accepta bien vite. Au jour dit, il revêtit ses plus beaux habits et prit le chemin du Mont.

Saint Michel le fit asseoir à une table magnifique. On servit d'abord un vol-au-vent plein de crêtes et de rognons de coq, avec des boulettes de chair à saucisse, puis deuxgros surmulets  à la crème, puis une dinde blanche pleine de marrons confits dans du vin, puis un gigot de pré-salé, tendre comme du gâteau; puis des légumes qui fondaient dans la bouche et de la bonne galette chaude, qui fumait en répandant un parfum de beurre.

On but du cidre pur, mousseux et sucré, et du vin rouge et capiteux, et, après chaque plat, on faisait un trou avec de la vieille eau-de-vie de pommes. Le diable but et mangea comme un coffre, tant et si bien qu'il se trouva gêné.

Alors saint Michel, se levant formidable, s'écria d'une voix de tonnerre:

- Devant moi! devant moi, canaille ! Tu oses... Devant moi...

Satan éperdu s'enfuit, et le saint, saisissant un bâton, le poursuivit.

Ils couraient par les salles basses, tournant autour des piliers, montaient les escaliers aériens, galopaient le long des corniches, sautaient de gargouille en gargouille. Le pauvre démon, malade à fendre l'âme, fuyait, souillant la demeure du saint. Il se trouva enfin sur la dernière terrasse, tout en haut, d'où l'on découvre la baie immense avec ses villes lointaines, ses sables et ses pâturages. Il ne pouvait échapper plus longtemps; et le saint, lui jetant dans le dos un coup de pied furieux, le lança comme une balle à travers l'espace.

Il fila dans le ciel ainsi qu'un javelot, et s'en vint tomber lourdement devant la ville de Mortain. Les cornes de son front et les griffes de ses membres entrèrent profondément dans le rocher, qui garde pour l'éternité les traces de cette chute de Satan.

Il se releva boiteux, estropié jusqu'à la fin des siècles; et, regardant au loin le Mont fatal, dressé comme un pic dans le soleil couchant, il comprit bien qu'il serait toujours vaincu dans cette lutte inégale, et il partit en traînant la jambe, se dirigeant vers des pays éloignés, abandonnant à son ennemi ses champs, ses coteaux, ses vallées et ses prés.

Et voilà comment saint Michel, patron des Normands, vainquit le diable. Un autre peuple avait rêvé autrement cette bataille.

AU PLAISIR DE VOUS LIRE

 

&&&

 

 

 

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mardi 04 août

AILLANT SUR THOLON et DES BAFFES

148

 

 Escapade  annuelle à AILLANT SUR THOLON, pour  LA BROCANTE de l'Eté en Bourgogne

 

Arriver la veille en fin d'après midi, pour les premiers déballages,  ( même si officiellement la brocante...  c'est le dimanche ... ) 

 Se mettre dans l'ambiance,  et arpenter les  6 KM de rues   sous 30°

Avant de grignoter l'andouillette ou le jambon grillé , en terrasse au  bar de l'Etoile  ( l'un des deux  où il est possible de se sustenter)   il faut choisir  votre camp   Bar  :  c'est andouillette jambon  ou  moules frites  !

Le dimanche , être là à 4 heures,  au cul du camion  et chiner à la fraiche  ...

En prendre plein les mirettes au moins,    car  c'est de la vraie brocante  que vous y trouvez  ( pas de fripe ni vide poubelles  donc )    et ca , ca se paie  !

 En revenir 

Pas fière de soi,  même  assez contrariée, 

Tellement contrariée qu'il m'a fallu  3 jours pour  pouvori en parler ... 

 

Allez je vous dit  ?

 

Quelle conne, mais quelle conne ( n'ayons par peur des mots )

A baffer je suis ,

Parce que j'ai laissé passer  ... une merveille

 

Oh même pas qu'il m'est passé sous le nez,

Nooooon,    je l'ai bien vu,   bien regardé ,  

Je me suis dit :   "ah oui il est parfait , nickel",   jamais vu si beau !

(et je ne parle même pas du prix)   

La connerie de l'année je vous dit, du siècle à venir même,

 

p... c'est pas possible d'être aussi conne ! j'en reviens pas ! 

Et  pas la peine de me  mettre des baffes,  les filles ,   j'en suis encore  toute  contrite,   encore un peu et je pleure même  ! 

 

Bon ben alors , viens en   au fait  ...

 J'y viens j'y viens,

Mais là, ma santé psychique est en jeu,   je me mets en mode   " débriefing " pour évacuer  ...

Allez je vous montre à quoi ca ressemblait, enfin ce que c'était  ...

 

 

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                                                                                                  Un mannequin STOCKMAN enfant

                                                                                                           Bien plus beau que celui là

 

 

Et là je viens d'en prendre une autre de baffe  ...

Parce que je viens de voir le prix sur ebay ....

Bon maintenant je pleure  de RAAAAAAAAAAAGE  !

 

 

Tellement contrariée, que je n'ai pas encore fait de photos de mes p'tites trouvailles qui ont perdu tout attrait du coup, ben oui ...

 

 Soyez charitable, ne m'enfoncez pas !   Il va me falloir un sacré bout de temps pour m'en remettre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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lundi 20 juillet

Cheminer, juste cheminer ...

 

 

Cheminer,

 

Entre paille odorante des  blés fraichement coupés

Et champs encore emplis  d'épis si  blonds

Parsemés  ca et là de coquelicots si pales

Survivants d'un soleil assassin 

 

Suivre les papillons blancs

Qui volètent  allègrement 

Malgré l'air  si lourd de cette journée d'été

 

Les yeux au ciel d'orage

Comme accablé  de sombres  nuages      

 

Surveiller le chien des villes

Fou  de liberté  

Si peu habitué  d'être  sans entrave

Ne pas le perdre

 

 

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P1200612

 

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Cheminer ...

Juste cheminer...

 

 

 

 

 

 

 

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